Samedi 28 novembre 2009 6 28 /11 /Nov /2009 17:10


Son port de tête altier s'ajuste à son buste bien droit. Son regard acier, froid et bleu gris comme le métal, est implacable. Ses lèvres fines, statiques, restent linéaires et n'expriment rien. L'introversion et le stoïcisme marque le physique banal de ce personnage. Cependant derrière cette façade impassible, un bouillonnement intense exulte intérieurement. L'examen de ses mains témoigne du débordement de sa fougue : les doigts sont sans cesse mobiles, le majeur est flexible, prêt à être dégainé. L'observation méticuleuse du fond de son regard révèle aussi cette véhémence.

Toujours sur ses gardes, sur le qui-vive, il est prêt à sauter sur l'opportunité. Grâce à son infaillible adaptabilité, il peut rejoindre le camp, même s'il est adverse, qui lui propose le plus de commodités. Aussi habile de la gauche que de la droite, il joue sur le tableau qui lui offre les meilleurs perspectives. Sa posture paraît difficile : ce changement de bord radical. Pourtant sa position est aisée, il n'a pas de dilemme, de cas de conscience, son ambition dicte simplement ses choix et il s'adapte à la plus propice des propositions. Son avidité du pouvoir et son besoin de reconnaissance le poussent au-delà des limites qu'il n'aurait pas cru pouvoir franchir. Il est prêt à devenir le représentant le plus abouti du reflet nationaliste du parti qu'il incarne maintenant. Il est prêt à faire face aux crachats et vilipendes du peuple sur son rôle dans la dégradation de l'image de "La France, pays des droits de l'homme". Être un homme de controverse ne le dérange pas, puisqu'il existe alors aux yeux des autres. Il est prêt à tous pour arriver à ses fins ? Il est prêt à tous pour combler son désir de réussite ?

Par Nellvie - Publié dans : Qui est-ce ?
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Mardi 24 novembre 2009 2 24 /11 /Nov /2009 11:00
 

« Vous avez raté votre vie ? Avec nous, vous réussirez votre mort ! »

Telle est la devise de la famille Tuvache, propriétaire d'un magasin pas comme les autres, qui vend depuis dix générations tous les moyens et autres ingrédients pour se suicider. Cette famille se compose des parents Lucrèce & Mishima, des enfants Vincent & Marilyn, tous parfaitement faits pour l'emploi : tristes, moroses, mélancoliques, d'humeur sombre tout au long de la journée. Mais il y a aussi le petit dernier, Alan, qui n'est pas comme les autres, qui respire la joie de vivre et qui adore chanter des airs enjoués. C'est le petit grain sable qui réussira peut être à tout faire basculer.


Le talent de la simplicité au service du récit

Ce livre propose à travers l'allégorie de la famille un point de vue différent sur le suicide. La réflexion sur le sujet est abordée avec un éclairage cynique mais jamais malsain.
Jean Teulé a ce talent de l'écriture simple qui met en valeur le récit et non le savoir-faire littéraire de l'auteur. Dans cet ouvrage, il a su s'effacer pour laisser toute sa place à l'histoire ; ce qui permet aux lecteurs de rentrer facilement dans le roman et de le dévorer.


++++ PLUS ++++

Message à l'auteur et à ceux qui ont déjà lu le livre  si vous désirez lire ce livre ne lisez pas les lignes qui suivent, sinon vous connaîtriez la fin avant même d'avoir commencer.
J'ai du relire à deux fois la dernière page, pour être sure d'avoir bien compris. Et là je me suis dis que ce n'était pas possible. Pourquoi cette fin ??? Je ne suis pas spécialement fan des happy-end, je pense qu'elles ne sont pas forcément indispensables pour clôturer une histoire. Mais là, cela ne cadre pas ??? Pourquoi choisir le suicide pour Alan ??? Sa mission remplie, il n'avait que cette échappatoire ??? Pourquoi cette fin paradoxale ??? Comment la joie de vivre peut se changer en désir de mort alors même que tout s'arrange ??? L'auteur reprend le pas sur le récit et décide d'un dernier rebondissement inattendu ???

Par Nellvie - Publié dans : Avis de lecture
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Lundi 23 novembre 2009 1 23 /11 /Nov /2009 16:58

 

La politique s'accapare trop souvent le reflet trouble de la société où l'exhibition occupe tout l'espace, où la forme est plus importante que le fond. Le contenu s'efface au profit du clash, de la sur-représentation, du cliché qui fait parler. Ségolène Royal, qui a compris la mouvance – l'élan de cette société commandée par l'image captante, par le diktat « Qui se fera le plus remarquer ? » – s'engage dans ce positionnement, en semblant ne pas se poser de questions. Allant de ci de là pour se montrer, pour déclarer, pour faire parler, pour faire parler d'elle, s'excuser de tout et surtout de rien, venir là où elle n'est point invitée et gâcher, s'imposer, s'exposer, le tout pour faire encore et encore parler d'elle. Le charisme disparaît derrière la parade, la pantomime. De coups bas à peine cachés en coups média clairement énoncés, Ségo n'est pas spécialement là pour défendre ses idées mais là pour s'afficher. Peu importe les dommages collatéraux, les éclaboussures sur son parti, les polémiques induites, ce qui compte c'est elle, c'est que continue son show !

Par Nellvie - Publié dans : Actualités
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Mardi 10 novembre 2009 2 10 /11 /Nov /2009 16:20


Le mur se fissure et puis s'écroule entre le Berlin Est communiste et le Berlin Ouest capitaliste. Un passage se forme, le flot de la foule occupe la brèche, se dirigeant préférentiellement dans le sens Est → Ouest. Des embrassades, des retrouvailles, de la joie, des pleurs de bonheur, des danses et l'allégresse qui se propage. C'est la nuit mais il ne fait pas noir, la lumière rayonne dans les yeux des berlinois. C'était le 9 novembre 1989.

Il pleut, les parapluies forment une mosaïque triste vue du ciel aux abord de la porte de Brandebourg où a lieu la commémoration de l'évènement. La foule est là, bien sage. La nostalgie emplie les regards des spectateurs : ostalgie pour certains, souvenir mélancolique du moment unique que l'on ne revivra pas pour d'autres. C'est la nuit, un effort d'éclairage permet d'illuminer encore plus la ville, mais l'ombre pâlit dans les yeux des berlinois. C'était le 9 novembre 2009.

Par Nellvie - Publié dans : Actualités
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Samedi 7 novembre 2009 6 07 /11 /Nov /2009 18:20
 

 

Mes sourcils marquent l'accent circonflexe. Fin du mois d'octobre, la nouvelle tombe : l'ancien président de la République, Jacques Chirac doit faire face à la justice pour de présumés actes de contournement de la loi. Mais déjà certains déclarent que ce n'est pas vraiment la peine, que cela ne peut qu'entâcher l'image de la France. QUOI ? Sous prétexte que c'est un personnage attachant, qu'il a déjà bien servi la France, il n'aurait pas à faire face à des accusations légales. AH OUI ! C'est comme le fabuleux cinéaste dont le talent excuse les fautes. MAIS l'opinion publique renverse la donne – comme dans l'affaire Polanski – les divers sondages proposés par les différents médias le prouvent, et notamment sur le web. Et cela Jacques Chirac l'a très bien compris, il ne s'oppose pas au déroulement de la procédure et veut faire face à ces accusations. MAINTENANT, à lui de trouver les (bons) arguments pour se défendre.


Par Nellvie - Publié dans : Actualités
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